PeurS
 

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Nous étions heureuses.
Je ne sais plus...Tu avais raconté une anecdote à propos de je ne sais plus quoi et nous riions comme des folles alors que j'essayai de prendre mes clefs de voiture dans mon sac à main. Difficilement car tu étais collée dans mon dos et tu avais passé tes bras autour de ma taille.
C'est à cet instant que tout a commencé. 
Une voix :
- Alors les gouinasses. Besoin d'un homme.
Je me retourne pour découvrir deux jeunes hommes qui nous regardent à quelques mètres.
L'un deux se malaxe l'entrejambe avec ostentation tandis que l'autre sourit de ses dents cassées.
Oh la là, ça se gâte. Deux autres loustics viennent d'apparaître.
Toi tu as reculé de quelques pas.
- Vous avez un problème jeune homme dis-je en sortant le petit automatique qui ne me quitte jamais.
Ce qui provoque un léger mouvement de recul.
Mais je n'ai pas d'yeux dans le dos.
Je t'entends mais trop tard : Agnès mmmmffff
Un cinquième énergumène vient de surgir. Il t'a attrapée et pointe un cutter vers ta gorge.
-Tu lâches ton flingue, maman, ou je pique la petite greluche.
Je ne suis pas dans les commandos, ni de la CIA. En tout cas, pas entraînée.
Le moment d'inattention que j'ai leur suffi.
Le revolver vole, un poing dans l'estomac me plie en deux et un choc sur la tête me fait perdre connaissance....
Eclair blanc dans la tête...
Douleur dans les poignets...
J'ouvre les yeux. Tout est flou. Mes lunettes ? Ou sont mes lunettes.
Et puis je me souviens. Le parking, la bande de voyous...
Loren ???? Où es-tu ?
Je bouge. Mes épaules me rappellent à l'ordre. Je suis suspendue par des menottes qui mordent mes poignets. 
Mes jambes ne me portent pas. Un vertige, une nausée qui me saisit, qui remonte dans ma bouche, ne va pas plus loin.
Je suis bâillonnée d'un chiffon au goût d'essence et d'un ruban adhésif.
J'arrive à déglutir, à ravaler les vomissures. Sans m'étouffer, j'y vois plus clair maintenant.
Un mouvement à ma droite.
C'est toi.
Tu es accrochée comme moi. Mais debout.
Je me redresse péniblement.
Je reprends assise sur mes pieds en agrippant la chaîne à laquelle sont accrochées les menottes.
Ça tangue, mes abdomens protestent.
Je te regarde.
A travers la brume de ma myopie, tu sembles en bon état.
On nous a amenées ici, enchaînées, bâillonnées mais c'est tout.
Ici ? C'est quoi ? Une cave, un sous-sol ?
Des murs de briques, des tuyauteries, de la poussière, un néon qui clignote.....

Agnès
 

Une journée si bien commencée, une ballade de liberté pour moi, seules toutes les deux, sans menottes, sans contraintes. 
Tu m'as laissé choisir entre deux robes, j'ai choisi la robe chinoise en soie, fendue, tes yeux ont acquiescé, j'en étais sure, tu l'aurais choisie aussi ... 
Quel bonheur d'être seule avec toi, comme un couple amoureux nous roulions vers la ville, 
Tu t'es arrêtée sur l'aire de repos de l'autoroute, hors de ta voiture, je t'ai raconté une bêtise idiote et nous en riions comme des folles, mes bras lovés autour de ta taille. 
Le diable nous a rattrapées sur ce parking, en quelques secondes nous étions maîtrisées, un des hommes m'a saisie par derrière au moment où tu brandissais un revolver qui devait nous sauver. 
Une lame effilée sur ma gorge, tu as déposé les armes, un homme en cuir noir t'a frappée au ventre, tandis que tu étais pliée en deux, un autre de ces lascars a frappé ta tête avec une matraque, tu es tombée inerte sur le macadam. 
J'ai hurlé, mon cri résonne encore dans mes tympans, je me suis débattue, je voulais te rejoindre, ils n'ont pas le droit de te faire du mal, pas à toi, je suis devenue enragée, comme possédée. 
Ils s'y sont mis à plusieurs pour me maîtriser, je ruais, donnais des coups de pieds, de poings, je griffais comme une chatte en furie, des cordes rugueuses ont entouré mon corps, comme un saucisson, un gros chiffon a clos ma bouche hurlante, j'ai vu des hommes te soulever comme un sac et te traîner dans un fourgon noir, un instant après j'étais jetée à tes cotés. 
Quatre hommes sont montés dans le fourgon. 
Qui sont-ils ? 
Pourquoi ? 
Un peu de sang coule sur ta tempe. 
J'ai peur, je pleure contre ton épaule, tu respires, tu es simplement assommée. 
Je suis rassurée, j'ai eu trop peur de te perdre. 
Le voyage ne dure que deux ou trois heures, très souvent, un des hommes à l'avant se retourne et me sourit de ses dents cassées. 
Agnès, mon Agnès, ma Maîtresse, de te voir à ma gauche suspendue et enchaînée comme moi me chavire le cur, tu n'as plus tes lunettes, je trouve que ça te va bien, quelle idée de penser à ça dans un moment pareil, j'en pleurerais, et je pleure de toutes façons, de désespoir et d'impuissance. 
Tu viens de te redresser, ils ne nous ont pas dévêtues, je sens, je sais que tu te poses des questions, les mêmes que je me pose. 
Ou sommes nous, qui sont-ils ? 
Je n'en sais pas plus que toi, ils m'ont bandés les yeux avant de me porter dans cette pièce, tout ce que je pourrais te dire si le bâillon grossier ne m'empêchait de parler, c'est que nous nous trouvons sûrement dans un sous-sol ou une cave, car j'ai perçu la sensation d'une descente. 
Un grincement métallique, une porte qui s'ouvre dans notre dos .......
 

Loren
 
 
 

 



 
 
Les voici. Nos cinq ravisseurs. Ils rigolent. Gonflés du courage du nombre. Des petites frappes de banlieue. Cheveux rasés, survêtement de marque...Je les hais. Cela me prend au plus profond de moi. Mélangé de peur. De cette peur nauséabonde, primitive, cette peur de femme qui sait qu'elle va être forcée. Et je ne me fais pas d'illusion.
Dans le meilleur des cas, ils vont nous passer dessus. Et comme nous sommes deux, ils vont jouer de cela pour nous imposer leur volonté.
Pas de secours à attendre pour l'instant. A l'Abbaye, ils savent à peu près ce que je devais faire, là où j'allais. Mais c'est tout. Demain matin, oui. Ils vont se poser des questions...
Pas avant.
Ils s'approchent de nous comme un groupe de chacals. En souriant. Leur excitation emplit l'air.
Je m'en doutais... Le revolver pointé vers toi, un cutter sur ta gorge.
Deux s'approchent de moi.
-Alors, Maman, on fait sa fière ? Tu devrais être contente. 
Vous allez vous faire baiser par de vrais hommes
Détache lui les mains. Tu fais pas la conne hein ? Tu vois ta copine ?
Allez à poil. Et vite.
La gifle part. Je trébuche, me mords la joue. Un goût de sang dans la bouche.
Je m'exécute. J'essaie d'être sensuelle, de jouer les courtisanes. Non je n'y arrive pas. Trop peur. Pour moi... Pour toi.
Je n'ai même pas le temps de terminé. Celui qui a parlé m'arrache le soutien-gorge, le slip et me projette sur un grabat immonde.
Je t'entends qui crie.. enfin essaye de crier, quand je tombe sur le matelas. Les ressorts grincent tandis que les menottes se referment sur mes poignets dans mon dos. Que l'on me retourne et que l'on ligote mes chevilles aux pieds du lit. Me voici sur le dos, les cuisses largement ouvertes tandis qu'une cordelette passée autour de mon cou m'empêche de me redresser.
Aaahhh. Je sursaute, un truc froid qui s'enfonce dans mon vagin, qui me griffe.
Ils te parlent.
- Toi on va t'éplucher. Sois sage, tu as vu ce qu'elle a dans le con ? Mon potos a le doigt sur la détente...
Je ne peux tourner la tête... 
J'entends des bruits de tissu que l'on déchire, le bruit de tes menottes qui cliquettent, cogne la tuyauterie...
-Et les mecs, elle est toute percée... venez voir...
Et là un tatouage ! Nooon... Ouaaaouuufff ! C'est une brûlure !
C'est des ... ch'sais plus... j'ai vu un truc là-dessus à la télé. Elles prennent leur pied en se faisant mal.  Coool !
Ouais... Des salomaso... 
Je ferme les yeux.... Loren ... Ma faute tout ça. J'aurais dû t'enlever les anneaux... Moi qui étais si fière de te promener ainsi....
Je t'entends haleter, gémir...

Agnès
 


Cinq hommes, ou plutôt des sous-hommes, des guenilles de banlieue comme je les appelais avant, genre de mecs que je hais profondément, petits voyous qui se donnent des airs, des airs de durs, la vraie racaille, mais dangereux du fait de leur ignorance. 
Ils se marrent, ils nous toisent, fiers de leur pouvoir, je crie " connards " dans mon bâillon, juste un " Mmmmfffggghhhh " est entendu. 
Sur les cinq jeunes cons, deux arabes et un noir, tous ont les cheveux ultracourts, rasés. 
J'ai un cutter sur la gorge, le revolver d'Agnès est dirigé dans ma direction, je me concentre pour ne pas faire de mouvement, des larmes coulent sur mes joues, deux gugusses s'approchent de toi, les mots qu'ils prononcent me glacent d'effroi, 
Je ne veux pas qu'ils te touchent, " Mmmmmffffff "
NON, personne n'a le droit de te toucher, une gifle sur ta joue, je rage intérieurement. 
Tu te déshabilles sous la contrainte, on t'arrache tes sous-vêtements, ton corps nu est jeté sur un vieux sommier ou tu es menottée, les jambes attachées, ouvertes. 
Les hommes s'approchent de moi, ils m'entourent, me parlent, menacent, 
un homme a enfoncé le canon de l'arme dans ton ventre, j'ai peur qu'il ne tire. 
Des mains tirent sur la soie de la jolie robe, elle ne résiste pas, elle est lapidée par des doigts abjects. 
Je me retrouve nue rapidement, là, stupeur de nos ravisseurs, mes anneaux les intriguent, ils discutent, ne savent rien. 
La surprise passée, ils s'intéressent, me touchent, tirent sur les deux bagues de mes seins, 
Ces cons tirent fort, je rugis dans le chiffon, d'autres doigts jouent avec les anneaux de mon sexe, écartent mes lèvres, les têtes se penchent vers mon ventre, ils cherchent à voir en moi, tirent d'avantage, mes trésors cachés apparaissent sous la tension, je rue, me débats, des mains m'immobilisent en serrant mes jambes, deux doigts agrippent l'anneau de mon clitoris et le hissent vers le haut, j'ai mal, mes gémissements traversent le bâillon, je tremble, vibre de douleur, j'ai peur qu'ils arrachent les anneaux, symbole de mon amour pour toi, j'en transpire. 
Relâchement, ils s'intéressent à la marque sur ma cuisse, divaguent de paroles idiotes, parlent de sadomasochisme, qu'est ce qu'ils y connaissent ces fous, je t'aime c'est tout, et mon impuissance me terrorise et m'arrache encore et encore plus de larmes .....
 
 

Loren
 


 
 
 

 
 
Je ferme les yeux... Essaye de rationaliser...
Je ne vois rien. La corde ??? Non, ça y est, j'ai vu, un câble de frein, me scie le cou dès que je bouge.
J'entends ce qui se passe... Ils vont te déchirer.
Je commence à gémir, à onduler du bassin. Les attirer, qu'ils te laissent.
Ça y est ça marche.
- Euh r'gardez l'aut salope. Elle aime ça
Ils s'approchent. Je continue cette danse du ventre obscène.
Le matelas bouge. Je ferme les yeux. Une odeur rance de corps mal lavé...
Une gifle... J'ouvre les yeux sur des étoiles.
Je mords le chiffon, on s'acharne sur mes bouts de seins avec je ne sais quelle badine.
-T'aime bien hein salope, hein t'aime ça ?
Un poids sur moi, le matelas s'affaisse, le câble se tend, un voile sombre passe devant mes yeux... Continuer... continuer... qu'ils t'oublient...
- Ah la pute, ah la pute....
Noooonnnn ! Ils ne t'ont pas oubliée, je t'entends hurler alors que l'on me pilonne...
Ils m'ont détaché les chevilles, m'ont tournée, je suis maintenant en travers du lit.
Mon cou est tiré vers le bas par le câble attaché au sommier.
Mes chevilles sont attachées de nouveau me forçant à un écartèlement douloureux.
Je t'ai aperçue dans le flou de mes larmes et de ma myopie.
Ils t'ont enfoncé quelque chose dans la bouche, fixé avec de l'adhésif... un rondin de bois, un manche de je ne sais quoi. Cela dépasse de tes lèvres.
On a arraché mon bâillon. Je sais ce qui va venir.
- suce ma bite la gouine, dit-il avant de l'enfoncer dans ma bouche.
Il a agrippé mes seins et son sexe dur me fait hoqueter lorsqu'il touche le fond de ma gorge.
Quelque chose entre mes cuisses béantes.
-Allez pousse, enfonce le lui.
Aaaaaaaah ! Mon cri se mêle au tien ..... Loreeennn ! lorsqu'il pousse sur ta nuque et que tu me défonces avec ce manche qui emplit ta bouche...
 
 


 
 

Agnès
Tu veux te sacrifier pour que les salopards me laissent tranquille, merci, mais au fond de toi, tu sais bien que c'est utopique, une jeune femme comme moi, percée, et maso comme ils disent, est une proie appétissante pour ces rats. 
La preuve !
Des doigts s'enfoncent dans mon vagin, brutalement, je suis sèche et cette intrusion est très douloureuse, je gémis plus fort dans le chiffon, bâillon rustique mais efficace. 
Le garçon noir crache sur ses doigts et passe derrière moi, un autre écarte mes fesses à deux mains, mon anus se serre, il s'en moque, il est fort et libre, moi pas, ses gros doigts boudinés d'une propreté douteuse forcent mon conduit, je racle ma gorge, la souffrance est intense, mon rectum s'élargit de force.
Je me rappelle la main du docteur dans la salle à manger de l'abbaye, il était arrivé à introduire son poing en moi, jusqu'au poignet, mais j'étais consentante et préparée, là seulement trois doigts et je souffre...
Le blondinet boutonneux en jean a sorti sa bite, il se masturbe furieusement, les yeux exorbités, mmmmfffff, non je ne veux pas, je crie ton prénom, mmmmmfffff, tu ne m'entends pas, tu ne peux rien pour moi. 
Il s'avance, son pénis tendu à la main, des bras écartent mes jambes à l'extrême, j'ai toujours les trois doigts du garçon noir dans mon anus, le blond écarte mes lèvres percées en tirant de chaque coté les anneaux et d'un coup de rein enfonce son engin au fond de mon ventre sec. 
Hurlements, pleurs, rien n'y fait, il me pilonne rapidement, son sexe ne plie pas, 
il heurte mon col de l'utérus à chaque poussée, les autres hommes regardent leur copain me labourer le ventre, le noir bouge ses doigts en moi, je transpire, sueur froide, douleur, j'ai l'impression que le sexe du blond est recouvert de toile émeri, il râpe mes parois vaginales, j'ai le ventre en feu. 
Le noir pousse un autre doigt en moi, puis encore un autre, maintenant son pouce a rejoint les autres doigts, sa main entière, ouverte, s'insinue, il force, j'agrippe la chaîne au-dessus de moi, je me soulève avec mes bras, échappant à la pénétration du mec blond qui rouspète, l'avant-bras du jeune africain a suivi mon mouvement ascendant, il tourne son poignet, et hurle dans mes oreilles " de toute façon salope tu ne resteras pas en l'air tout le temps, descends que je t'enfile mon bras dans le cul " . 
Effectivement, je ne peux pas tenir, mes bras lâchent d'un coup, la main qui viole mes intestins s'enfonce profondément, l'homme referme son poing, il est allé plus loin que le docteur, beaucoup plus loin, il force mes sphincters, en largeur et en longueur, il fait sa place, repousse mes limites, la douleur est inimaginable, je me tends, cambrée en arrière, aaarrrrggghhhht, des lumières vives fusent devant mes yeux agrandis, dans un sanglot étouffé je sombre, la douleur a été la plus forte, je m'évanouis, pendue par les menottes .....

Odeur piquante d'ammoniac, j'ouvre les yeux, je me redresse sur mes pieds, soulageant mes bras menottés, la douleur est toujours là, dans mon sexe brûlant d'avoir été ravagé à sec et dans mon rectum horriblement dilaté. 
Des hommes sont après toi, tu gémis, ils t'ont mise en travers du lit et tirent de chaque coté de tes jambes pour les écarteler. Ils t'ouvrent au maximum, j'imagine ta douleur, la tension sur tes muscles, tu fais presque le grand écart, les lèvres de ton puits secret s'ouvrent malgré elles. 
Deux brutes s'approchent de moi, une sorte de matraque en bois à la main, ça ressemble à un rouleau à pâtisserie, l'un arrache mon bâillon tandis que l'autre en profite pour glisser le manche en bois au fond de ma gorge, je réprime une nausée, le bois heurte ma luette, les deux tiers de la longueur restent à l'extérieur comme une excroissance diabolique, le diamètre de l'engin distend mes mâchoires, du scotch d'emballage fixe et maintient le manche enfoncé dans ma bouche. 
On détache mes poignets, je m'affaisse sur le sol, je suis épuisée de douleur, sans force, mes jambes ne me portent plus, une main me saisi par mes cheveux et me traîne vers le lit où tu es attachée, on me jette à genoux entre tes cuisses, l'énormité qui sort de ma bouche pointe vers ton entrejambe, on presse sur ma nuque, on dirige le bâton vers ton sexe, dans ton sexe, tu gémis, je tente de résister à la poussée, un coup derrière ma tête et le phallus monstrueux s'enfonce de toute sa terrible longueur. 
Tu hurles de douleur, mon cri s'étouffe dans ma gorge investie, on serre ma tête de chaque coté et on me force à avancer et à reculer, mimant une abjecte copulation. 
Des rires ponctuent nos sursauts .......

Loren


 
 


 

J'ai dû perdre connaissance. De douleur. Du manque d'air...
Je me réveille dans une tempête de souffrance.
Bâillon. Mains menottées dans le dos.
Recroquevillée sur un sol dur dans une puanteur qui me révulse.
Par terre le ciment est froid, mais aussi poisseux, visqueux. Je suis vautrée dans une mare de tout ce que le corps peut rejeter.
J'ai vomi, j'ai fait sous moi et urine et le reste. Et le sperme dont j'ai été remplie s'est écoulé de mon ventre.
Silence ? Non ! Des sanglots étouffés tout près. Loren ? C'est toi ? Oui.
Je te distingue dans la clarté diffuse qui tombe d'un trou dans le mur. 
Tu es assise contre le mur.
J'arrive à me redresser, ça tangue un peu, et, à genoux, je m'approche de toi.
Tu dors ou tu es évanouie.
Toi aussi, tu es bâillonnée et menottée.
Je distingue les marques de coups sur ton visage, ton entrecuisse souillé et le sang qui s'en est écoulé.
Un de tes seins a saigné également.
Et aussi la flaque sous toi.
Je pose ma tête sur ta cuisse. Tu gémis. Ouvre à peine les yeux...
Mais la tête me tourne...
Je m'évanouis de nouveau.
Un hurlement me tire de ce coma.
Ils t'ont réveillée avec une cigarette appliquée sur un mamelon.
Le rugissement qui sort de ma gorge rejoint ton cri.
Je viens de subir le même sort.
- Alors les putes...
Vous êtes dégueux, salopes.
Vous en avez collé partout.
Allez au boulot. V'la un seau, une brosse, il y a le robinet là-bas.
Nettoyez votre merde d'abord. Et après vous vous lavez.
Et pas d'embrouille hein.
Ils nous ont détachées mais en reliant une de nos chevilles par une paire de menottes. 

....
A quatre pattes, liées ensemble par la cheville, nous avons nettoyé le mieux que nous pouvions. Avec la brosse, avec nos mains.
Des coups de badines cinglaient régulièrement nos fesses, nos reins. La plante des pieds aussi.
Peu à peu nous avons réussi à faire disparaître dans la bouche d'égout, toutes les souillures.
Puis avec les morceaux de nos vêtements déchiquetés, nous nous sommes lavées.
Nues. Sous leurs regards immondes.
Délicatement j'ai essuyé tes plaies, comme tu as lavé les miennes...
Viens donc me nettoyer la bite, salope, a dit l'un deux en te tirant par les cheveux pour t'obliger à t'agenouiller.
Tu as fermé les yeux.
Et tu l'as sucé tandis qu'un autre détachait ma cheville... Me préparait.

Après, après... tout s'embrouille en moi.
Je me souviens des nuds coulants autour de nos cous et qui, attachés à nos poignets menottés, nous cambraient dans une position obscène.
De la position d'attente, à genou, cuisses écartées.
Et des hommes auxquels ils nous ont vendues.
300 F le trou...
 
 
 



 

A chaque fois j'ai souhaité être prise par derrière. Car allongée sur le dos, avec un violeur sur moi, le nud coulant me coupait la respiration.
Parfois une gifle tombait, un poing frappait...
- Bouge ton cul la pute. Remue le. Gueule un peu. Ça me fait bander....
 

Agnès
 

Très longtemps, les voyous se sont servis de nous, ils nous ont forcées aux pires humiliations, je t'ai fait hurler, le manche en bois te défonçant le ventre, j'en pleurais de rage, mais à chaque fois que j'essayais d'arrêter ton tourment, un coup de ceinture me zébrait le dos. 
Par la suite, les monstres bien excités nous ont baisés par tous les orifices et dans toutes les positions, des gifles ponctuant leurs coups de reins. 
Jai souffert le martyr quand les deux arabes tiraient ensemble sur les anneaux de mes seins et de mon sexe. 
A un moment, ils ont failli arracher une bague de mon mamelon, le sang a coulé, et je me suis évanouie.
Je me souviens de ton visage à cet instant et de tes yeux remplis de larmes, tu étais la proie de trois loubars, la bouche dilatée par une verge immonde, le vagin rempli par un autre sexe alors que le dernier te sodomisait violemment. 
Nous sommes passées de mains en mains et de sexe en sexe une grande partie de la nuit.
Chaque petite frappe ivre d'alcool et de drogues inventant un supplice pire que le précédent. 
Nous avons eu droit à une séance de flagellation au ceinturon, toutes deux enchaînées écartelées et suspendues au plafond de la cave, nous avons dû nous évanouir en même temps, lorsqu'ils se sont mis à fouetter notre entrejambe. 
Les marques brunes sur nos corps mettront longtemps à disparaître. 
Les jeux sadiques se sont poursuivis, ils ont forcé dans mon ventre une bouteille de bière, par le culot, mon rectum aussi a du supporter la même pénétration, j'ai cru mourir de honte et de douleur. 
Nous n'étions plus bâillonnées et j'entendais tes cris et supplication, tu les priais d'arrêter, de me laisser tranquille, rien n'y a fait, j'ai tout enduré, puis ton tour est venu, une canette de bière enfoncée dans tes reins, quelqu'un a dit que puisque tu étais plus vieille tu pourrais en prendre plus, ils ont essayé d'introduire une bouteille de whisky dans ton vagin, tu as sombré durant la tentative. 
Les fauves se sont acharnés, nous violant toujours plus, ils nous ont aussi masturbés avec le rouleau à pâtisserie, testant et comparant la profondeur de nos orifices. 
Après je ne me souviens plus de rien, je délirais autant que toi, je croyais que cette fois nous allions vraiment mourir, périr sexuellement au fond de cette cave ...

Il fait encore jour, la lumière qui traverse le soupirail l'indique, tous nos ravisseurs sont là, ils nous ont disposées sur deux chevalets identiques, fabrication  maison et rapide si j'en juge par les clous plantés de travers et les vis qui les assemblent.  Nos bras et jambes sont étroitement liés aux montants rugueux.  Surélevée de l'arrière, cuisses bien écartée, notre position offre nos orifices béants. 
"" C'est bon, vas y Saïd, et prends le pognon hein ! "
La ronde infernale commence, pénétrations, sodomie, fellation, tout y passe,  les violeurs sont nombreux, tu geins à côté de moi chaque fois qu'un individu te massacre le vagin.  J'ai horriblement mal dans mes reins, chaque fois qu'un mec me plante l'anus, c'est comme si une barre de métal rougie m'investissait jusqu'à l'estomac.  J'alterne les pleurs et les gémissements, parfois des cris qui t'accompagnent lorsque tu hurles.  Je ne sais plus quand ça s'arrête, tout mon bas-ventre est en feu. A travers la buée de mes yeux, je vois sous ton corps une mare de sperme qui se forme.
Tu as encore saigné, de ton ventre malmené s'écoule des gouttelettes rougeâtres .  Toute la cité a dû nous passer dessus, maintenant il fait sombre à l'extérieur, le soupirail ne  luit plus . 
" Saïd et Fred, la suite prévue, vite... Le noir en salopette vocifère ...."  Les deux loustics s'approchent de toi, des cordes et des menottes à la main.  " Pas cette pute là, lautre salope, connard "
Ils changent de cible, me détachent du chevalet, je ne peux pas me relever, je n'ai plus de force, ils me redressent en tirant mes cheveux, fixent des menottes à mes poignets et m'entraînent vers la porte métallique.  Je me retourne, t'appelle " Agnès !!!" , mon cri se meurt lorsque, d'une poussée, on m'emporte .  Dans la nuit qui commence, je suis jetée dans le coffre d'une voiture, BMW noire je crois, je ne porte ni bâillon ni bandeau, le haut-parleur tout proche crache une musique raï, qui m'assourdie.  La voiture roule quelques kilomètres, des secousses plus fortes, je saute dans le coffre, cogne ma tête contre le capot, coup de frein, dérapage sur des graviers, j'en ressens les impacts, le coffre s'ouvre, on m'extirpe brutalement. Je vois, des grues, des engins, c'est un chantier d'autoroute, je comprends immédiatement, je tressaille, les deux hommes m'entraînent, vers une cabane, devant celle-ci grouille littéralement une foule d'hommes.

Pauvres travailleurs, la plupart immigrés qui n'en reviennent pas de voir une fille nue, aussi jolie, être dirigée  vers ce qui sera son enfer. Mes menottes crochées à la tête du grabat, mes jambes sont libres, j'ai tenté une fois de les refermer, un cinglant coup de cravache sur les seins m'en a dissuadée à jamais. 

J'ai reçu des centaines de coups de reins, qui ont endolori encore plus mon sexe, mon anus, mes fesses, mes cuisses, les muscles de mes jambes.  J'ai cru que j'allais m'évanouir, la tête bourdonnant de souffrances, les yeux hagards, ruisselante de sperme et de sueur.  Je revois cette forêt de sexes dressés, je crois avoir été prise par une quarantaine d'hommes dans cette cabane.  On est obligé de me porter pour rejoindre l'automobile, mes muscles ne répondent plus, j'ai uriné sous moi, j'ai vomi devant la porte de la cabane, je divague et gémis sans discontinuer.  Je ne me rappelle pas le voyage de retour et c'est un zombie, une moribonde que les deux hommes portent dans la cave.  Dans mon délire je me rends compte de ton absence, cela rajoute à ma peur,  ou es-tu, qu'ont-ils fait de toi ?  Je voudrais crier ton prénom, mais aucun son ne sort de ma bouche, je flotte aérienne au niveau du sol, j'atterris contre le montant en fer rouillé du lit, une chaîne est reliée à mes menottes. 
" Repose-toi pétasse, aujourd'hui c'était rien, demain tu verras ! "
  Un feu d'artifice éclate dans mon cerveau, trop de douleur supportée, je rends les armes et m'évanouis ..... 
 
 

Loren
 


 

Je flotte. Je plane. Je ne sais plus où je suis. Je suis au-delà de la douleur.
Mon ventre, mes reins, ma bouche ont été utilisés, investis je en sais plus combien de fois.
Je réalise pourtant que je ne suis plus sur le chevalet. Que cela me tire les épaules, les poignets. Que je suis bâillonnée.
J'ouvre difficilement les yeux pour découvrir que je ne suis plus dans cette cave funeste, mais suspendue par les poignets dans une cage d'escalier d'immeuble, près des des boites aux lettres.
Mes pieds reposent par terre mais pas pour longtemps.
Les deux voyous glissent un tasseau derrière mes jambes, soulèvent.
Me voici pliée en deux, les genoux au niveau des épaules. Un bout de corde et je me retrouve bridée comme une volaille, troussée, le sexe béant, dégoulinant de sperme, sanguinolent. Offerte.
Ils me regardent, rigolent, me pénètrent de leurs doigts.
- T'es bien comme ça la pute ?
Attends c'est pas fini! On va te boucher le cul et le con.
Tandis que l'un me soulève, l'autre enfonce un manche de pioche dans mon anus.
Puis ils me laissent retomber.
Le manche dont une extrémité repose par terre, me rentre dedans. Il glisse, de plus en plus profond alors que mon propre poids m'empale dessus.
Ce n'est pas très douloureux au début, je suis tellement élargie par les viols à répétition, mais la sensation d'être embrochée est effrayante.
Je ferme les yeux , je gémis.
On me touche les seins, on les pince, on en étire les tétons.
Un claquement sec, un choc, une vibration qui se propage dans mon corps. Cela recommence, une deuxième fois alors que j'ouvre les yeux.
Comme la douleur parvient à mon cerveau embrumé, je réalise qu'ils viennent d'agrafer mes bouts de seins sur le tasseau qui me maintient pliée. 
Mes mains agrippent la corde, j'essaye d'échapper à la douleur, pars en rotation. Le s chairs internes de mon anus semblent s'enrouler autour du manche qui ne bouge pas.
- Arrête de bouger, pétasse! Sinon je coupe la corde qui retient le bout de bois...
Et tu sais ce que cela va donner avec tes roberts.
Allez on continue. La moulasse maintenant. 
A travers mes larmes, je le vois qui tient une grosse aiguille et une pelote de ficelle à rôti....
Noooooooooooonnnnnnnnnnn !!!!!!!!!!!!!
Ils me cousent le sexe, perçant sans pitié mes lèvres intimes, tirant l'aiguille, serrant les points.
Accrochée comme je suis, je vois leur ouvrage infernal avancer lentement.
L'aiguille pique, s'enfonce dans la chair exacerbée de souffrance, ressort, le fil suit, glisse dans le trou. Et cela recommence. Une dizaine de points.
Je suis contracté de la douleur présente et de celles à venir, cramponnée  à la corde. Mon corps est parcouru de tremblements incoercibles. 
Enfin... ils s'arrêtent, nouent les extrémités de la ficelle.
Ils se reculent. Admirent leur ouvrage...
- Une dernière chose. Que nos femmes et nos soeurs sachent comment on traite les salopes de ton espèce.
Tu vas rester là toute la journée.
Il arrache l'adhésif qui me bâillonnait, me présente une ardoise d'écolier.
Il écrit quelques mots avec une craie jaune. Des lettres arabes et du français : "je suis une pute"
- Tire ta langue, la pute.
Je lis, regarde l'autre qui tient l'agrafeuse électrique.
Je comprends. Ma tête fait non, je m'apprête à hurler.
Sors ta langue de salope, ou je coupe la corde ! Et tu peux crier... Le quartier nous appartient.
J'ai fermé les yeux... Ma respiration est saccadée. Je sens mon coeur battre à la folie. Une peur nauséabonde sourd de ma peau... Je crois que je pisse en moi... ça ne sort pas ... je suis cousue...
Je sors ma langue. Je sens le bois de l'ardoise, dessous. L'agrafeuse se pose sur le dessus...
Clac .... Je rugis, je tressaute, m'élève en l'air, retombe, le manche me défonce les intestins , mes mamelons  semblent se déchiqueter. 
Je m'évanouis dans mon supplice.


Et puis là.... je suis comme une poire suspendue...
Il y a des gens qui sont passés... Toute la journée. Vers le matin je t'ai vue. Ils te ramenaient de je ne sais où. Ils te portaient. Ils ont ouvert la porte de la cave. Et tu as disparue dans les sous-sols..
Je suis restée... Oscillant dans ma souffrance. Cousue, défoncée par le manche de pioche... les seins, la langue cloués.
Ma salive coule sur ma poitrine,  mêlée du sang qui sourd de mes blessures.
On m'a fait tournoyer, m'arrachant des cris alors que mon anus asséché se râpait sur le bois du manche. On a flagellé mon vagin cousu, mes seins cloués.
On m'a aussi donné à boire... malgré ma langue étirée par l'ardoise...
Je ne sais plus. Je ne sais plus. Je ne sais plus.
C'est le soir de nouveau... Je vois la lumière baisser. 
Je suis liquide. Récipient non étanche je coule. 
Bave, sang, urine et excréments.
Ils m'ont obturée... Mais je déborde.

Agnès... ? Il n'y a plus d'Agnès.

... Loren.... mon aimée ... que t'ont ils fait ... ???

Je pleure... d'amour. De souffrance... De culpabilité.
Loren ... Loren ... Loren ... Loren ... Loren ... Loren ... Loren ... Loren ... Loren ... Loren ... Loren ... Loren ... Loren ... Loren ...
 

Avant de perdre connaissance pour la nième fois.

Agnès
 

Au début  de l'aprés midi, je peux cerner à peu prés l'heure  car des effluves de cuisson grasse   filtraient par dessous la porte, deux arabes plus  âgés et vêtus de costumes clairs sont entrés dans la  cave,   ils m'ont palpé sous toutes les coutures, puis d'un  air dégoûté l'un a dit qu'il fallait me nettoyer,   que jétais trop dégueulasse . 
Le tuyau d'arrosage fixé au robinet fut utilisé sur  mon corps, le plus grand des hommes l'a même   introduit dans mon rectum, l'eau glacée m'a envahie  brutalement, le lavement fut terrible,   l'eau  glacéedilatait mon abdomen et ressortait sous  la pression, eentraînantavec elle les ttraînées bblanchâtres  que mes violeurs précédents avaient laissées . 
Mon vagin à vif subit lui aussi le même traitement  douloureux .   Pour me sécher, je fut attachée ouverte sur le  chevalet, et  les deux hommes me violèrent tour à  tour   dans les reins .   Ensuite, des individus entrèrent chacun leur tour,  ils venaient acheter de la drogue aux deux hommes,   j'entendais leurs transactions .   En cadeau ils pouvaient se servir de moi, on me fit  respirer de la poudre blanche, on en introduisit   dans mon sexe, je perdais alors, toute notion de la  réalité, je n'étais qu'une bête, un animal sexuel,   un jouet soumis au bon plaisir des soudards qui me  violentaient, je me souviens avoir crié ma jouissance au cours d'une de ces séances, la poudre blanche  m'avais rendue consentante . 
L'abus de drogue et de sexe m'a déconnectée, je ne me  suis pas rendu compte de leur départ,   ni de mon déplacement au pied du lit métallique, je  ne me suis rendue compte que de l'arrêt   des pénétrations que j'ai ressenti comme une sorte de  manque . 
Maintenant je flotte dans un état semi comateux, je  ne rêve pas et ne sais même plus si j'existe encore . 
Une pensée reste cependant présente dans mon esprit  nuageux, Agnès, Agnès ou es-tu ? 
 


Une porte qui grince, des frottements de pas, plusieurs, le bruit sourd d'un corps que l'on jette  sur le ciment   prés de moi, je suis recroquevillée, nue, toujours enchaînée au pied du lit métallique,  j'ouvre à grand peine mes yeux gonflés d'avoir trop pleuré, les brumes se dissipent et je t'aperçois .  Mon cri de joie s'estompe, car ce n'est qu'un corps inerte et sanguinolent qui viens d'être ramené  dans la cave .   
Je hurle 
"Agnès, Agnèèèès, Agnèèèèèèès" , tu ne bouges pas, j'ai peur, tellement peur,  un énorme frisson me parcours toute entière, j'essaye de me rapprocher de toi, mes muscles me font  souffrir, je tends mes bras sur les menottes, ""Aiiie"" , je suis plus prés, mais pas assez,  je ne peux pas me contenter du demi mètre qui me manque, je tire plus fort, le fer des menottes entame  mes poignets, le lit glisse bruyamment sur le sol, plus qu'une trentaine de centimètre,  encore un effort loren, cette fois le lit n'a pas bougé, j'enrage, je tire encore, allez, ça vient,  je force, les muscles de mon bas-ventre se contractent aussi, involontairement, douloureusement,  des coulées infâmes s'écoulent de mes orifices, cette fois ça y est je suis tout contre toi .  Mes mains restent attachées, je tords mes bras et je me colle à ton flanc, tu respires difficilement, je murmure ton prénom  prés de ton oreille, j'embrasse ta joue, je lèche ta bouche et le sang qui la recouvre,  ta poitrine aussi est recouverte de sang, mon dieu mais que t'ont-ils fait .  Je te parle, 

"Agnès réponds moi, Maîtresse reviens, réveilles toi, je t'en prie, je t'en supplie" .  
Tu sembles réagir à ma voix, j'insiste, je supplie encore, un gémissement sort de ta gorge,  tu bouges une jambe, l'écartes, je vois ton ventre meurtri, tes lèvres mutilées, percées,  des morceaux de fil coupés te traversent les lèvres, le sang sur tes cuisses,  mon hurlement "Noooooooon" .  
Ma tête sur ton épaule, je pleure, je hoquette, de grosses larmes roulent sur ton cou, tu gémis plus fort,  je crois que tu vas mourir, j'en deviens folle, j'appelle à l'aide, mes crient restent sans réponse,  le silence de la cave est devenu morbide, dehors, par la lucarne un orage gronde, ajoutant à ma terreur .  
"loren", 
un murmure, un simple murmure, dans une plainte, tu viens de parler, de susurrer mon prénom,  je dépose des baisers sur tes joues, ta bouche, ton cou, je renaît en même temps que toi,  
"merci mon dieu, qui que tu soit "" ...
Tu sembles dormir, en fait, je crois que tu dors, petit à petit tu récupères des affreuses tortures,  la douleur est toujours là, mais j'ai tenté d'en atténuer les effets .  Il y a un moment, quelques heures peut-être, le temps n'a plus de valeur dans cette sinistre cave,  j'ai léché tes plaies, comme une chienne lèche les siennes,  j'ai retiré avec mes dents les morceaux de fils qui pendaient à tes lèvres intimes, je t'ai toilettée  avec ma langue du mieux que j'ai pu, glissant ma tête entre tes cuisses,  il a fallu que je déplace encore le lit, cette fois ci mes poignets ont saignés aussi,  cela n'a aucune importance pour moi, la douleur que je peux ressentir ne m'importe pas,   pourtant mon vagin et mon anus me lancent perpétuellement .  Lovée contre toi, j'alterne des périodes de demi-sommeil et de prostration, par moment tu trembles,  alors je te parles, te dis que nous retournerons bientôt à l'abbaye, que nous nous baignerons ensemble  dans la piscine intérieure que tu m'as montré un jour, t'en souviens-tu Agnès, mon Agnès adorée,  Je te fais plein de promesses que tu sembles ignorer, mais ton corps cesse enfin de trembler . 

Loren


 

 


 
 
 
 
 

 
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