La Pensionnaire

 
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Week-end
La Punition
CaresseS
 le dossier de loren

 
 
 
Ça y est je suis en plein dedans !
J'ai peut être fait une grosse boulette de m'engager pour trois long mois ?
Pourtant il a fallu batailler ferme pour qu'André mon trop doux mari accepte de laisser sa folle de femme se livrer corps et âme à une belle inconnue nommée Agnès .
Maintenant je suis dans une vieille et très grande bâtisse mi-chateau, mi-abbaye ; debout, menottée, yeux bandés et bâillonnée étroitement face à la femme qui peut pratiquer et même faire pratiquer par d'autres tout ce qui lui passe par la tête .
Pour l'instant je ne  pas, au contraire, Agnès est très belle et mon attirance pour les autres femmes n'est pas un secret . Agnès commence à déboutonner mon chemisier, j'essaie de ne pas laisser voir mon excitation mais je sens bien que mon corps réagit lorsqu'elle frôle mes petits seins à travers la soie blanche .
Agnès n'a rien pu me dire sur ma condition future et quand j'ai tenté de lui faire promettre la seule restriction que je voulais imposer " ne pas me mutiler" elle a seulement sourit .

(Loren)


Tu as accepté non ?
N'est-ce pas ? loren. 
La majuscule disparaît lorsque l'on franchit les portes de l'Abbaye.
Et l'on n'oublie pas "Madame" Agnès.
Décidément loren tu bouges trop.
Le troisième bouton n'est même pas défait que déjà ...
Pas de mutilation. Sourire.
Il y a de délicats supplices qui ne laissent pas, ou presque pas de traces....
Gentille agnelle ! Que tu es en attente ! Que tu es prête. Déjà livrée. Offerte à mes désirs imaginaires... ou réels.
Il te faut apprendre la peur.
Non pas celle d'une soirée au fond d'un parking, où le fantasme laisse la place à une effrayante réalité.
Non. La peur. La crainte de tomber dans la réalité de Madame Agnès et son esclave loren.
La voici loren.
La peur c'est comme une respiration. Une haleine que tu respires. Un souffle dans tes cheveux.
Il y a le cuir qui se referme autour de tes chevilles, la barre qui les écarte.
Frisson. Déséquilibre ? 
Un large collier de chien dont le parfum fauve pénètre tes narines rétablit  cet équilibre précaire. Un collier accroché à une chaîne qui pend de la voûte. Un collier refuge mais menaçant. Car si tu glisses, si tu t'affaisses... ne va-t-il pas t'étrangler ?
Trop tard. C'est fait. Et il y a eu le claquement sec d'un cadenas que l'on verrouille.
Tu bouges. Encore ? Mais c'est plus difficile n'est ce pas ?
Surtout avec ces talons. Cuisses ouvertes... extrêmement ouvertes.
Cela ne s'appelle pas barre d'écartèlement pour rien non ?
Et la jupe courte, de satin noir, qui est remontée.

Voyons...
Oui. C'est bien ma main qui caresse ton genou gauche. Puis l'arrière du genou. Légèrement. Crispation.
Aveugle, tu respires mon parfum (Gautier...) saturé par l'émotion qui m'habite.
Aveugle, tu écoutes mes ongles qui .........

!!! loren !!! un collant ???

(Madame Agnès)


Maîtresse Agnès, il faut que  je m'habitue à penser et à dire Maîtresse cela risque d'être difficile, j'ai toujours tendance à oublier quelque chose et en plus ce mot ne me plaît pas, il affirme une reconnaissance de mon obéissance et je n'en suis pas là, j'ai désiré être sous la coupe d'Agnès, pardon, de Maîtresse Agnès pour qu'elle se charge de ma formation à son bon plaisir, je ne peux pas, d'entrée, jouer les domestiques . 
Le bâillon en caoutchouc commence à me faire saliver anormalement et j'ai du mal a empêcher quelques écoulements à la commissure de mes lèvres .
Un frôlement sur ma cheville gauche, puis une pression en cercle tout autour, un cliquetis,  je suis aveuglée mais je sens et je sais que tu viens de l'emprisonner d'un bracelet .
Des mains m'écartent les jambes, fortement, à l'extrême ( es-tu seule Agnès? ) et un autre bracelet rejoint ma cheville droite .
Je titube dangereusement , je suis sûre que je vais tomber lorsque mon cou est pris dans un piège de cuir qui m'empêche de m'effondrer en m'étranglant à demi .
En équilibre instable sur mes hauts talons, mes cuisses ouvertes largement, je me sens moins fière maintenant, car je suis complètement en ton pouvoir, d'ailleurs je sens tes mains sur mes jambes, sur mon genou, derrière, puis ta main remonte le long de ma cuisse et d'un coup se retire sèchement .
J'ai compris avant que tu ne parles mais tes mots frappent mon coeur, ils le serrent, j'ai peur que tu n'arrêtes tout, que tu me renvoies .
Pourtant je voudrais t'expliquer, te dire, te supplier de m'écouter, (ce maudit bâillon) je n'ai pas pu trouver d'autres paires de bas sombres pour remplacer ceux qui venaient de se déchirer juste avant mon départ ........
Je n'entends plus rien, aucun bruit, je n'en peux plus de cette inactivité, j'ai peur, je bouge et me débats, le collier serre mon cou et tire sur mes vertèbres car mes jambes plient, je m'étouffe, ma bouche bave, je perçois un filet qui coule sur mon menton .
Et moi aussi je coule, corps et âme, des étoiles traversent le bandeau de mes yeux .

(esclave loren)


"Et bien, petite sotte !"
Assise dans un fauteuil, à l'extrémité de la pièce, lola, ma servante personnelle agenouillée devant moi je t'ai vue partir. Je me suis précipitée.
J'ai donné du mou à la chaîne, desserré le collier. Un peu. Tu tomberais à genou si lola ne te retenais pas.
J'enlève le bandeau pour que tu puisses me regarder.
Tes yeux sont voilés encore. Mais peu à peu tu retrouves ta respiration , ton calme.
"Ecoutes ma douce agnelle, promise au sacrifice sur l'autel de mes fantasmes. C'est la fatigue peut être, un long voyage. L'excitation aussi. Peu importe. Il faut que tu saches. Il n'y a pas de salut ici. Pas d'échappatoire si tu préfères. Un évanouissement ne te servira de rien. Il y a des remèdes contre l'évanouissement, sais-tu ? "
Tout en parlant j'achève d'ouvrir ton chemisier. Je caresse de l'index la courbe de tes seins menus.
Et je saisis un des tétons. Le pince doucement.
"Tu as compris ? Et il y a le fouet aussi. "
Je souris alors que tu sursautes.
"Tu es toute en sueur, loren. Et tu as bavé sur ton chemisier. 
Et ta bouche ! Tss tsss.
Tu te laisses aller, loren !
(un petit baiser à la commissure de tes lèvres distendues)
Chuuutttt. Tu n'as pas échoué à quoi que ce soit. Il n'y a pas d'examen.
Simplement la recherche d'un plaisir interdit.
Mais tu es épuisée. Une nuit de repos te fera le plus grand bien.
Lola, tu la décroches pendant que je prépare sa couche."
Le grand lit est là. Tu ne l'avais pas vu, tu lui tournais le dos. Un ouvrage d'artisan. Tout en fer forgé. Un feuillage, un buisson de métal.
Lola te pousse vers le lit. C'est difficile de marcher n'est-ce pas ?. La barre est toujours là.
Lola glousse (elle est toujours contente lorsque je lui donne un peu de ce pouvoir) lorsqu'elle te pousse et que tu t'effondres sur le lit. 
A plat ventre.
Pas de lola. Je la renvoie. Je sais qu'elle est jalouse. Mais je m'occuperai de son caractère plus tard :)
A nous, loren. A moi.
Je bande tes yeux de nouveau.
Et je m'occupe de tes vêtements. 
La soie... Un tissu terrible. Pourtant si doux. Mais qu'il fasse un peu froid et c'est glacé. Un peu chaud ? Et ce sont des auréoles sous les bras.
Toi ? Et bien il est tout trempé ce chemisier. Mieux vaut le retirer. Avec les poignets menottés ? Le canif... As tu oublié ?
Lentement... je prends mon temps. Tu te crispes à chaque fois que le tissu se tend sous la traction de la lame. Des lambeaux. Je laisse des lambeaux.
Il ne va plus te gêner en tout cas.
Je dépose un baiser au creux de tes reins. Tiens ! Tu n'es plus évanouie.
Et je retrousse ta jupe.
Ce collant... 
Sais tu que des hommes fantasment sur le collant ? Parce que le fait de le déchirer ressemble à un viol .
N'est ce pas la raison de ce collant que tu as mis ? Une provocation ? Non. Je ne crois pas. Je ris un instant. En silence. Aussi bien une histoire de bas filés ???
Cela résiste. Lorsque le canif craque le nylon pour la première fois, je sais que tu comprends. La couture d'abord. Puis on tire sur le tissu.
Oui, loren. C'est un viol. Le nylon se tend, rentre dans la chair tendre de tes cuisses. Puis il lâche. Il se rompt. Tu le sais. Entre tes cuisses, ce n'est plus pareil. Comme une libération. Une impression de fraîcheur. Quelques fils microscopiques s'incruste encore dans la peau. Mais Il ne reste plus que la dentelle du string. Le string ?
Je le laisse ainsi. Le collant est ouvert, béant. Que les échelles en sont belles. Je comprends Bethina Rheims. Je me retiens d'un baiser... plus tard.
"Bonne nuit loren. Fais de beaux rêves. Ton collier et la barre d'écartèlement sont fixés au lit. Tu ne risques rien. A plat ventre, ta salive ne pourra t'étouffer. Mais en tout cas. Il n'y aura personne. Ne l'oublie pas."

(Madame Agnès)
 


Je reprends lentement mes esprits, la difficulté de respirer diminue lorsque l'on détend la chaîne et relâche un peu mon collier de cuir .
Je me sens soutenue par plusieurs mains, dans le brouillard de ma vision tu apparais, le bandeau de mes yeux s'en est allé.
Tu m'observes, je te crois curieuse de moi, c'est bizarre, cette curiosité me touche et me détends, pour un peu j'en rirais .
Pour l'instant ce sont des larmes que je retiens avec difficulté (maudite fierté) .
Une flamme d'un coup sur mon téton, tu m'as pincé, j'ai bondi mais je n'ai pas mal . 
Alors tu me parles Agnès, Maîtresse Agnès. Ce doit être la fatigue du voyage, possible mais j'ai perdu pied quand même, pour un tout début je me suis affolée comme une biche, grillée "la pirate courageuse" .
Une femme inconnue me fait marcher ou plutôt me traîne, les jambes écartelées vers un grand lit métallique, OUPS ! d'une bourrade elle m'a allongée à plat ventre sur le matelas . Lola elle s'appelle lola j'ai entendu son nom quand tu l'as renvoyée .
Le noir revient, mais je n'ai plus peur, pourtant dès la pose du bandeau mes larmes contenues s'évadent .
Entre deux sanglots que je passe sous silence pour ne pas que tu t'aperçoives de mon émoi, je t'imagine Maîtresse de moi, initiatrice de mes tourments mais néanmoins bienfaitrice de plaisirs . 
Tu as ravagé mes vêtements avec une lame, je l'ai reconnue. J'ai aimé l'empreinte rapide de tes lèvres sur mes reins, ta voix me berce, dors bien, je m'assoupis, la fatigue du voyage, la tension nerveuse de la débutante, mon cerveau mélange tout, j'avale ma salive dans le bâillon, une crampe en haut de ma cuisse gauche s'estompe sans causer trop de douleur, j'entends un bourdonnement, "moteur" ? Non c'est le sang qui coule dans mes veines et qui emporte avec lui ma dernière lucidité .

(esclave loren)


Oui. Je sais. Je suis inquiète. Je me soucie de toi.
Plus tard... beaucoup plus tard, j'ai entrouvert la porte de ta chambre (cellule ?)
Tu as peu bougé... Normal. Immobilisée comme tu l'es. Mais ta respiration est calme.
Je contemple longuement ce tableau que tu me présentes. Vêtements en lambeaux. Les poignets menottés. Sur le ventre.
La fine lanière blanche du string qui sépare tes fesses.
......
J'hésite un instant.
Non.  Chaque chose en son temps.
.....
Une couverture ?
Ce n'est pas nécesaire. Lola a monté le chauffage. La maison est ancienne. Mais rénovée. Loren n'aura pas froid.

Je regagne ma chambre.
Allons, Agnès, ce n'est qu'une élève....

(Madame Agnès)


 
 
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Textes de Loren et Agnès. Images de Agnès